2.7.07

Continuando nesta onda musical decidi partilhar convosco duas novas descobertas por terras francesas, surpreendentes de humor e ironia.










O primeiro, um rapper francês, mais um, Kamini. Difundido através da internet, o seu sucesso deve-se a musicas como Marly-Gomont e J'suis blanc, em que escreve, não sobre a vida dificil na banlieue, nos HLM e "cités", mas sobre a sua vida numa pequena aldeia francesa, perdida na provincia e esquecida por todos. Deixo-vos uma amostra com a letra de Marly-Gomont, vale a pena ouvir um bocado no site:

"Dédicacé à tous ceux qui viennent des p’tits patelins,
Ces p’tits patelins paumés pour qui personne n’a jamais rappé,
Même pas un flow,

Ces p’tits patelins paumés que même la France elle sait pas qu’ils sont là chez elle,

Les p’tits patelins paumés que personne ne connaît, même pas Jean-Pierre Pernault


J’m’appelle Kamini,

J’ viens pas de la Téci,

J’viens d’un p’tit village qui s’appelle Marly Gomont,

A Marly Gomont, y’a pas d’béton, 65 ans la moyenne d’âge dans les environs,
1 terrain d’tennis, 1 terrain de basket,
3 jeunes dans l’village donc pour jouer c’est pas chouette,
J’viens d’un village paumé dans l’Aisne, en Picardie,

Facilement , 95 % de vaches, 7 % d’habitants, et parmi eux,

Une seule famille de noirs, fallait qu’ce soit la mienne, putain un vrai cauchemar.

J’ai dit à mon père « On aurait pu aller s’installer à Moscou, non? On aurait pas trop été dépayser par la température et ni par les gens ».
Il m’a répondu : « hé et comment ça, mais tu te moques de moi toi, mais ça va aller hein »

Tu parles, j’avais 6 ans, premier jour d’école et ben j’ai chialé à cause d’ces p’tits cons là bas, t’sais comment y m’ appelait ?
« Hé bamboula, Hé Petito, Hé Bamboula, Hé l’Noiraude hé ».

Dans la bouche des enfants, réside bien souvent la vérité des parents.


J’viens pas d’la cité, Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Panam,
Mais d’Marly Gaumont
Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordures.


A Marly Gaumont, les gens y parlent pas verlan,

« Y parlent à l’endroit comme ça, c’est ben suffisant »

Des fois y t’aiment bien
« J’aime pas les arabes hein, J’aime pas les Noirs, mais toi j’t’aime bien, même si t’es Noir »
D’temps en temps, y font d’la politique aussi, avec plein de philosophie.
« D’façon moi j’dis, tous des pourris hein».

Dans les p’tits patelins, faut pas être cardiaque, ah ouais sinon t’es mal,

Faut traverser vingt village en tout 50 bornes pour trouver un hôpital que dale,

Là bas y’a rien c’est les patures.
Des fois y’a un match de foot le dimanche.
Le stade c’est une pâture, sur lequel les lignes sont tracées, les buts sont montés et les filets et dans l’équipe du coin,
Y’a toujours un mec qui s’fait surnommer Kéké « Allez Kéké, Allez Kéké »

Si c’est pas Kéké dans l’équipe d’en face, y’a toujours un mec qui s’appelle Biquette « Allez Biquette, allez biquette »

Une journée type dans l’coin, le facteur, un tracteur et rien... 'fin si une vache d’temps en temps
(...)"





Para além de Kamini, os Fatals Picards, representantes da França e penultimo lugar no ultimo Festival da Eurovisão (o que só abona em favor deles, diga-se de passagem...), espécie de Ena Pá 2000 franciús, juntam musicas com piada a letras de chorar a rir, tal como Mon Père était tellement de gauche num grandiosos album, "Pamplemousse Mécanique":

"On ne choisit pas son enfance, on m’a pas laissé être droitier
Mon père m’emmenait jamais au square mais au réunion de comité


Mon père était tellement de gauche qu'on habitait rue Jean Jaurès

En face du square Maurice Thorez avant d’aller vivre à Montrouge


On a été en U.R.S.S. l’hiver , les pays de l’est c’est mieux l’hiver
On voit bien mieux les bâtiments, les nuances de gris ça flashe sur le blanc
Devant la statue de Lenine, pour nous c’était le grand frisson
Moins 24 c’était pas terrible et les chapkas étaient en option

Mon père était tellement de gauche que quand est tombé le mur de Berlin
I
l est parti chez casto pour acheter des parpaings.

On mangeait des Lenin’s burger, fallait vraiment faire attention

Il y avait du choux une pomme de terre, la viande elle était en option

On achetait du coca Kolkose, approuvé par le comité

Ça devait soigner la silicose, on s’en servait pour désherber

On regardait pas la contrebande, on regardait pas la corruption

La Sibérie c’était disneyland, le discernement en option.


Mon père était tellement de gauche qu’à son mariage dans l’eglise

On chantait l’internationale, les femmes portaient des faux cils


Mon père était tellement de gauche, on a eu tout pleins d’accident

Il refusait la priorité à droite systématiquement.

Les copains se foutaient de moi tout le temps, car à l’école au premier rang
J
’avais mes lunettes de Brejnev et le dentier d’un Tupolev


Mon père était tellement de gauche, qu’en 81 il croyait que ça changerait

Je crois même qu’il en rêvait en 2002 en allant voter

Et même si tout ce que je raconte n’est pas tout à fait vrai

Le socialisme comme paradis nous on y croyait
Mon père était tellement de gauche, que lorsqu’il est parti
La gauche est partie avec lui.
"

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